Le Grade

Le grade  symbolise les valeurs de l’esprit et du corps :

SHIN-GI-TAI (esprit, technique, efficacité)

Les différents grades de Judo-Jujitsu forment un ensemble dans la progression des connaissances en Jiu-jitsu. Les valeurs morales, la maîtrise technique et la participation aux épreuves sportives sont l’aboutissement normal de l’enseignement et de l’exemple dispensé, de l’étude technique et de l’entraînement.

Nul ne peut participer à la délivrance des grades par l’intermédiaire de quelque organisme que ce soit, autre que la COMMISSION NATIONALE SPÉCIALISÉE DES DANS ET GRADES ÉQUIVALENTS DE LA F.F.J.D.A. et se prévaloir ou avoir accepté un grade qui n’aurait pas été délivré par cette commission.

PRINCIPES D’ATTRIBUTION DES GRADES   sans-titre

Le grade de Judo,Jiu-jitsu symbolise les valeurs de l’esprit et du corps : SHIN-GI-TAI (esprit, technique, efficacité).

La partie sportive « TAÏ » est une condition absolument indispensable en particulier du premier au quatrième DAN inclus – mais qui ne se suffit pas à elle-même : d’autres valeurs essentielles doivent toujours entrer en ligne de compte.

Le sport, on l’oublie trop souvent, est un jeu, c’est-à-dire une source de joie et d’émulation, une forme d’éducation, c’est-à-dire un apport et un enrichissement, enfin une ascèse, c’est-à-dire une ligne de conduite : être libre, c’est respecter la discipline que l’on s’est fixée.

Par conséquent et plus encore que pour toute autre manifestation de Judo, Jiu-jitsu, un examen de passage de grade doit se signaler, chez tous les participants, par la volonté jamais démentie d’avoir une tenue exemplaire, à tous les points de vue, à tous les instants.

Si cette préoccupation constante de se comporter de façon irréprochable venait, si peu que ce soit, à faire défaut, cela prouverait que le judoka n’est pas digne de se présenter : s’il est examinateur, qu’il n’est pas digne de faire subir l’examen : s’il est enseignant, qu’il n’est pas digne d’enseigner : s’il est dirigeant, qu’il n’est pas digne de ses responsabilités administratives.

 Le respect de ce que l’on fait est la condition première et la première garantie de la valeur de nos actes.

Des délais de présentation sont imposés entre les passages de grades successifs.

Les candidats – et leurs enseignants – doivent se rappeler que ces délais correspondent non pas à du temps mort, inemployé, mais au temps minimum de maturation indispensable, qui doit être effectivement consacré à l’entraînement et permettre ainsi de progresser dans l’étude du Judo-Jujitsu : un an de pratique c’est au moins une centaine de séances intenses sur le tapis : pour cette raison, un âge et un temps minimum sont fixés pour l’accession aux différents grades.

Dans le principe, aucun grade, n’est obtenu sans examen. Cependant, la COMMISSION NATIONALE SPÉCIALISÉE DES DANS ET GRADES EQUIVALENTS DE LA F.F.J.D.A. a pleine et entière autorité pour décider de toute promotion exceptionnelle en dehors des règlements.

Jigoro KANO, fondateur du Jiu-jitsu, avait défini les principes du Judo-Jujitsu par deux maximes :

- SEYRYOKU-ZENYO (utilisation optimum de l’énergie)
- JITA KYOE (entraide et prospérité mutuelle).

Dans cet esprit, la COMMISSION NATIONALE SPÉCIALISÉE DES DANS ET GRADES EQUIVALENTS DE LA F.F.J.D.A. a pensé qu’il était logique de tenir compte de tous ces critères dans l’élaboration des programmes d’examens.

USAGE IRRÉGULIER D’UN TITRE

L’usage irrégulier d’un titre protégé (les dan) est constitutif d’une usurpation de titre susceptible de faire l’objet de poursuites sur la base de l’article 259 du code pénal. Cet article puni d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende de 1 500 F à 40 000 F (230 € à 6100 €) « celui qui, sans remplir les conditions exigées pour le porter aura fait usage ou se sera réclamé d’un titre attaché à une profession légalement réglementée, d’un diplôme officiel ou d’une qualité dont les conditions d’attribution ont été fixées par l’autorité publique »

source FFJDA

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